Space Fury : présentation

Salut à toi lecteur !

Aujourd’hui est un grand jour, puisque c’est un jour de présentation de nouveau projet. De projet de nouvelle génération, donc voué à être achevé (à coup de pelle s’il le faut).

J’en ai déjà vaguement parlé, il s’agit de Space Fury. Ben, ouais, je commence toujours par le titre, c’est le plus facile. En général je fais assez vite après un écran titre, mais là c’est pas possible, j’ai décidé de ne même pas essayer vu qu’il faudrait savoir un peu dessiner.

Mais qu’est-ce donc que Space Fury ? s’exclament déjà intérieurement les esprits les plus percutants. Et ben c’est un shoot them up ! Ah ah ! Encore un !

Plus sérieusement, oui, c’est un shoot them up – j’ai voulu faire fructifier mon expérience mitigée de Reinhardt Reinhardt – mais qui sera plus vif et rigolo, et surtout plus varié. Situé dans un univers de type SF qui autorise de surcroit plus de fantaisies.

Un shoot them up donc, mais mâtiné d’un peu de RPG et de gestion de vaisseau (équipement, réparations, équipage), plus des séquences moins shoot them up et plus pilotage en vue de haut avec un petit vaisseau qui doit se faufiler entre des obstacles.

Le jeu consistera en des missions rythmées par les relations orageuses entre le héros (John John John) et son ombrageuse compagne (Cassandra) et éventuellement d’autres membres d’équipage.

L’histoire (pour l’instant) : Cassandra est amoureuse de John John John, un obscur petit personnel de bord de vaisseau de croisière qui se rêve pilote. John John John est amoureux de Cassandra, fille de bonne famille qui n’a guère à se préoccuper pour son avenir matériel. Elle croit en John John John et en ses capacités de pilote, et décide donc sur un coup de tête d’acheter un vaisseau pour qu’il puisse mener sa barque comme un grand. Ils partent ainsi à l’aventure (c’est aussi une fille qui aime l’aventure) avec un vaisseau tout neuf afin de chercher des missions temporaires et lucratives. Pourtant tout n’est pas rose. Cassandra est généreuse mais un poil capricieuse et très exigeante, voire hystérique et incontrôlable à l’occasion. Et John John John a la pression : il se doit d’être performant pour au moins rembourser le vaisseau à sa dulcinée (question de fierté), voire s’accomplir comme mâle en lui offrant un cadeau clinquant : un appartement de standing sur le satellite people Clavius 68. John John John parviendra-t ‘il à gagner assez de pognon pour en mettre plein les mirettes à l’instable Cassandra ?

Et parce qu’une image en noir et blanc vaut mieux qu’un texte en couleur :

space_fury1

En fait en dehors de l’écran principal et de la minimap rien ne bouge, mais ça donne une petite idée de l’apparence du truc. Je compte garder le noir et blanc, mais à terme je vais essayer de trouver un dessinateur qui me fera au moins les personnages voire l’interface voire les vaisseaux voire tout.

Reinhardt Reinhardt est fini ! (faut tester quand même)

menu

 

Hé oui ! Dire que j’avais modestement planifié cette finalisation pour la fin de l’été. Comme quoi, des fois – rarement dans mon cas – on est meilleur que ce qu’on croit.

Alors je peux affirmer que mon objectif est accompli : ce deuxième jeu est en tous points supérieur au premier. Je suis super content car j’ai appris plein de trucs, et quand ce que j’ai appris ne suffisait pas j’ai trouvé un moyen de ruser. Le jeu est nettement plus joli que mon premier essai (pas dur), et en principe il y a peu de bugs, même si je m’attends à en voir surgir comme la main sanglante qui saisit Carrie à la fin du Bal du Diable. Et avec la même épouvante.

Alors si vous êtes sympa vous pouvez essayer mon jeu, si vous êtes rapides une partie entière doit se torcher en 30 mn, si vous êtes lent (ou mauvais, ou que vous vous délectez de mes dialogues rigolos en les relisant plusieurs fois) il faut prévoir environ 45 mn.

Mes arguments de vente, ou enfin de don plutôt (en être réduit à argumenter pour filer un truc gratuit c’est la misère tout de même) : ça commence mollo mais c’est de plus en plus rigolo (bon c’est pas Saints Row non plus). Il y a des musiques sympa.

Et heu, y a du jodle, des menus avec un joli effet brume de cimetière, des nazis (faut aimer les nazis, mais bon si vous aimez juste les allemands ça fera l’affaire, et si vous aimez pas les allemands ben vous aimez au moins les avions ? Non ? Et ben y a des nuages. Tout le monde aime les nuages), de l’amitié virile guerrière un peu trouble sur les bords, une jeune fille candide. Et un avion fusée et un avion à réaction. Et des roquettes à la fin.

J’arrête là sinon ça sera même plus la peine de jouer.

Et pour jouer faut cliquer ici : télécharger Reinhardt Reinhardt !

Le défi de l’été

Heyaya !

Salut les zombis. Peut-être que j’ai plus de lecteurs (à part mes deux copains, hihi coucou les copains, je vous fais un bisou depuis l’internet ! Hi hi !) depuis que j’ai lâchement abandonné les lieux pour me consacrer à un effort professionnel de la vraie vie couronné d’échec (l’effort, pas la vie, sinon j’aurai mis un « e » à « couronné » et ce serait trop triste en plus, déjà que là bon…). Enfin on s’en fout, de toute façon j’allais revenir, hein, tant que je suis vivant je continuerai à bidouiller des machins bringuebalants, c’est une putain de vocation vitale de bidouiller des machins bringuebalants. On peut pas tous être Napoléon ou Richard Gasquet. Heureusement d’ailleurs. Enfin peut-être que ce serait marrant quand même, qui sait, mais l’humanité n’aurait pas trop d’avenir.

Alors rentrons dans le vif du sujet, parce que comme je suis parti je sais que je pourrais écrire des heures sans exprimer quoi que ce soit de significatif, comme un mécanisme super bien huilé qui tourne dans le vide sans qu’une force soit nécessaire pour le mouvoir et sans que son action soit utile à quelque chose. Qu’est-ce que je disais, hein, voilà.

Donc lecteur, tu n’as certainement pas oublié mon projet de jeu de shoot them up mou et blafard sur fond de seconde guerre mondiale et de vie sociale rapport à la hiérarchie, la camaraderie, l’amour et éventuellement le sexe (ça c’est pour les séquences de dialogues). Ben oui, il y a tout ça dans Reinhardt Reinhardt.

dialogue

Donc j’avance, avec cette désagréable impression du débutant de faire plein d’efforts qu’il pourrait s’épargner s’il était plus malin. Mais comme la recherche du moindre effort est sans fin, il faut bien s’arrêter à un moment donné et considérer qu’on va certes faire des efforts inutiles mais qu’ils sont malgré tout acceptables. De toute façon je suis plutôt très content, tant j’ai progressé de façon spectaculaire depuis Hebrios. Je commence à maîtriser correctement la partie la plus accessible de Game Maker. Enfin je crois.

Donc je disais j’ai progressé sur le jeu, j’en suis à la mission 6 (sur 11), mais j’ai déjà avancé pas mal sur le contenu à venir, et ça ira plus vite que les 5 premières missions. Après il me restera des choses un peu délicates à implémenter, comme un vrai menu pause digne de ce nom, et à améliorer les décors, les bruits et mettre de la musique. Et après j’aurai fini, donc je pense avoir achevé tout ça à la fin de l’été.

jeu

Des bricoles

Yo !

C’est toujours pareil, on part sur de petites choses et peu à peu ça fait boule de neige et c’est toujours plus gros à la fin qu’au début. Mais c’est très bien, j’avance pas très vite mais j’apprends toujours beaucoup, bien au-delà du petit exercice que je voulais reproduire.

Par exemple plutôt que d’écrire des pavés de texte que je mettais maladroitement en image de fond en faisant Hebrios,  j’utilise maintenant la commande draw, en paramétrant séparément le texte, la couleur et la police. Bon, finalement c’est pas beaucoup plus pratique à ce stade. Enfin si, on corrige plus vite les fautes quand même. J’ai aussi choisi des polices. Une police germanisante pour les titres, et une de type machine à écrire pour les dialogues.

J’ai ainsi bricolé un titre de mission qui s’affiche alors que l’avion peut déjà avancer, c’est dynamique, c’est trop cool. Au bout d’un moment évidemment (et avant l’arrivée des premiers ennemis) le titre disparaît. C’est tout con mais ça fait toujours plaisir de voir que ça marche. D’ailleurs on peut voir ci-dessous qu’il y a désormais une jauge « munitions » qui incitera à ne pas tirer bêtement tout le temps comme le jeu incitait jusqu’ici à le faire. Je me tâte pour rajouter un système de surchauffe et de risque de blocage de l’arme, je sais pas trop encore. Les autres avions auront des armements mixtes, avec mitrailleuses et/ou canons, et à la toute fin on aura des roquettes.

a_fond

L’autre police (au début je parlais des polices) c’est pour les moments d’intimité, avec la hiérarchie par exemple. Là dans l’exemple on n’a pas le choix de la réponse mais des fois il y en aura comme promis.

dialogue

Enfin puisque j’en suis aux images avant chaque mission j’ai prévu un petite illustration de l’avion qu’on utilise, qu’on sache un peu à quoi s’en tenir :

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Sinon j’ai réussi à trouver comment avoir des lettres accentuées, vu que par défaut la police était incomplètement reconnue. Ca m’a rappelé des problèmes rencontrés sur d’autres projets quand c’était pas moi qui programmait. Quel bonheur de se débrouiller tout seul, même si je dois avouer que par pure paresse j’ai honteusement songé à laisser tomber en écrivant tous les textes sans accent. N’importe quoi.

Au rang des choses insignifiantes mais qui font plus joli, j’ai des boutons de réponse aux dialogues qui se remplissent d’un joli rouge vif quand on les survole avec la souris. Bon on apprend à faire des trucs comme ça même avec du html, mais ça fait plaisir quand même. Faut pas se priver de petites joies.

Un truc super important, c’est que j’ai enfin trouvé la source du chaos sonore de certains évènements dans Hebrios (les portes pour ceux qui ont subi cette horreur). Ca m’a fait la même chose avec le bruit de mitrailleuse que j’ai intégré (j’ai aussi commencé à mettre du son). C’était absolument horrible, j’ai trouvé le souci en empêchant le son de se répéter tant qu’il n’avait pas été totalement joué. C’était ça le problème qui provoquait cette bouillie sonore ignoble, le truc jouait plusieurs fois en même temps.

Enfin dernier progrès, psychologique, j’arrive à m’abstenir de remplir le programme d’éléments graphiques et sonores qui font plaisir à voir quand on teste le machin mais qui rendent le jeu lourd à manipuler. Je garde ma magnifique bande sonore (avec du Wagner – non, pas la chevauchée des Walkyries – et du Charles Trenet, et ouais) qui représentera 90% du poids des ressources pour la toute fin.

Mini demo !

Salut !

Pour ceux que ça fait chier le blabla, ce qui compte est en gras tout en bas avec le lien vers la démo.

Pour les autres, blabla :

Comme entre autres interrogations il y a eu des gens (enfin, peut-être que c’était juste un gens je sais plus, mais « des » gens ça fait plus populaire tout de suite) qui se sont interrogés sur à quoi ça pouvait ressembler le jeu en vrai et non sur une stupide image immobile je me suis dit « tiens, c’est le moment de jeter en pâture une de ces démos-fulguro-poing dont tu as le secret ».

Et la voilà. Bon en vrai c’est un tout petit truc, hein, ça se teste en 1 mn chrono.

Mais ce qui est magique c’est pas les petits avions qui bougent, qui tirent et qui explosent, ça c’est grosso modo le bouquin qui m’a tout mâché le boulot. Le truc magique c’est que j’utilise à présent des variables et que ça fonctionne. J’utilise des variables, je peux me la pêter avec un élément de vocabulaire qui en mettra plein la vue aux gens, pourvu qu’ils ne connaissent rien en programmation évidemment. Pour filer la métaphore de la natation utilisée par le passé, c’est comme si j’avais quitté ma bouée canard pour enfiler les brassards !

Bref non seulement on peut détruire de petits avions, mais en plus à la fin du niveau un tableau récapitulatif (pour l’instant c’est une simple ligne car il n’y a qu’un type d’ennemi) dit combien on en a descendu ! Merveilleux non ? Il fallait juste que je saisisse pleinement le principe de la variable globale, qui n’est pourtant pas compliqué mais on s’en fout, ceux que ça intéresse savent déjà et les autres n’ont probablement pas envie de savoir.

Alors sinon pour les trucs personnels que j’ai intégré au jeu, j’ai abandonné l’idée de donner des points de vie aux adversaires, mais je ne voulais pas non plus qu’un tir suffise à les éliminer. Donc les tirs ont une petite probabilité de toucher l’ennemi, et dans cette probabilité on peut soit avoir une mini-explosion sur l’avion qui ne sert à rien en fait si ce n’est à faire plaisir, soit un tir au but et là l’avion ennemi est détruit. Même si le jeu n’est absolument pas réaliste j’avais envie de rajouter un peu de réalisme en devant canarder un avion comme un malade pour le descendre. J’ai pas de statistique mais je pense qu’en terme de combat aérien il fallait utiliser une quantité délirante de munitions pour abattre un ennemi. Voilà, j’ai voulu rendre ça, c’est mon apport personnel à l’histoire du shmup (même si ça a dû déjà être fait évidemment).

Peut-être que dans le futur je vais utiliser mes copines les variables pour plein de détails à la con, du genre afficher les statistiques de munitions dépensées, voire intégrer ces statistiques aux dialogues, par exemple pour reprocher au joueur d’avoir dépensé trop de munitions via une autorité hiérarchique. J’aime bien l’idée de poursuivre les pauvres gens avec une autorité hiérarchique jusque dans les jeux qui sont là pour leur faire oublier justement l’horreur de l’autorité hiérarchique dans la vraie vie. Mais bon on verra, c’est que ça demande du boulot ces bêtises.

Pour jouer il faut utiliser les flèches pour se déplacer, et SPACE pour tirer. C’est pas compliqué. Je rappelle qu’on peut croiser des avions mais que c’est pas conseillé (risque de collision aléatoire).

Le lien vers la démo

Ennemis en vue

Décidément la vie est trop courte, avec trop de trucs à faire, on n’a même pas le temps de faire des jeux vidéo dans des conditions décentes. Toujours toutes ces conneries de la vraie vie, là, non mais ça va, ho ! Je veux juste un cagibi avec un matelas et un ordinateur. Tiens je vais faire ça, je vais faire croire à tout le monde que j’ai foutu le camp en Syrie et hop je me terre dans un placard, pour faire des jeux tranquille.

Tout ça pour dire que je suis mécontent, j’ai peu avancé sur mon jeu actuel, mon projet de RPG sur lequel j’étais parti s’éloigne dangereusement de mon champ de perception mentale, bref c’est la merde.

Malgré tout en quelques menues variations le jeu est devenu à la fois beau et lisible (parce que les avis étaient à peu près unanimes sur le manque de lisibilité). Donc j’ai éclairci le fond, enlevé du contraste et du coup on voit mieux ce qui se passe avec les avions. Parce que j’ai aussi rajouté des avions ennemis, de vaillants biplans de fabrication polonaise qui arrivent de partout en tirant sur un rythme aléatoire.

Petite astuce personnelle : étant donné que le ciel est un terrain en trois dimensions je trouvais idiot que le fait de croiser un avion ennemi se traduise systématiquement par une explosion réciproque, c’est vrai quoi les pilotes de chasseurs ne sont pas de gros débiles, et s’ils sont d’accord pour tenter de se flinguer l’un l’autre, en principe une résolution de type kamikaze avec tout le monde qui meurt ne satisfait personne. Bref j’ai opté pour qu’il soit possible de se croiser sans collision, mais avec toutefois un risque que ça se produise, du genre une chance sur 10.

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Climat variable, nuages

Deux trois trucs cette semaine : d’abord une amélioration flagrante de l’aspect du jeu grâce à la création de nuages, dont je suis assez content, et le changement de tile pour faire le sol (la répétition du motif est nettement moins flagrante). Ah oui, j’ai aussi mis des forêts. Un peu à l’arrache, avec des gros sprites qui tachent, mais avec les nuages qui flottent pudiquement dessus je trouve ça pas mal.

Les nuages bougent un peu mais moins vite que le sol, ça donne un aspect sympa.

D’ailleurs, comme sympa je suis voici deux écrans façon avant / après :

rr_1rr01_02C’est mieux après, hein ? Hein ? HEIN ? A ben dis-le, merde ! Comment veux-tu que je doute pas si tu le dis pas ? On t’as jamais dit que les artistes étaient des créatures fragiles et tourmentées qui ont besoin d’être rassurées ?

Le nouveau motif du sol est à la base une texture herbeuse que j’ai bidouillée :

gjghjghj

Les petits ballons de DCA viennent d’une photo que j’ai trafiquée. Evidemment les photos de ces ballons qu’on trouve sur internet sont rarement prises de dessus, donc j’ai gommé certains trucs, comme un porc est-il nécessaire de préciser. Non, plus la peine de préciser maintenant ? Ah ben tant pis.

ballon

Sinon l’autre chantier du moment c’est que j’apprends l’utilisation des variables. Pour l’instant l’objectif est de les utiliser pour faire un récapitulatif des aéronefs descendus en fin de mission, et bon ça marche pas trop pour l’instant. C’est normal, ça sort un peu du strict cadre de mon jeu-modèle, donc tout de suite c’est périlleux.

Enfin je commence à réfléchir aux séquences intermèdes, qui vont probablement faire chier le joueur. Mais c’est mon choix artistique, alors on discute pas. Je vais toutefois varier les plaisirs en mettant quelques considérations géopolitiques et techniques au milieu d’échanges affectifs. Et puis il y aura des guests-stars nazies pour participer à ce badinage, vu que les stars c’est un plus marketing.