Reinhardt Reinhardt est fini ! (faut tester quand même)

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Hé oui ! Dire que j’avais modestement planifié cette finalisation pour la fin de l’été. Comme quoi, des fois – rarement dans mon cas – on est meilleur que ce qu’on croit.

Alors je peux affirmer que mon objectif est accompli : ce deuxième jeu est en tous points supérieur au premier. Je suis super content car j’ai appris plein de trucs, et quand ce que j’ai appris ne suffisait pas j’ai trouvé un moyen de ruser. Le jeu est nettement plus joli que mon premier essai (pas dur), et en principe il y a peu de bugs, même si je m’attends à en voir surgir comme la main sanglante qui saisit Carrie à la fin du Bal du Diable. Et avec la même épouvante.

Alors si vous êtes sympa vous pouvez essayer mon jeu, si vous êtes rapides une partie entière doit se torcher en 30 mn, si vous êtes lent (ou mauvais, ou que vous vous délectez de mes dialogues rigolos en les relisant plusieurs fois) il faut prévoir environ 45 mn.

Mes arguments de vente, ou enfin de don plutôt (en être réduit à argumenter pour filer un truc gratuit c’est la misère tout de même) : ça commence mollo mais c’est de plus en plus rigolo (bon c’est pas Saints Row non plus). Il y a des musiques sympa.

Et heu, y a du jodle, des menus avec un joli effet brume de cimetière, des nazis (faut aimer les nazis, mais bon si vous aimez juste les allemands ça fera l’affaire, et si vous aimez pas les allemands ben vous aimez au moins les avions ? Non ? Et ben y a des nuages. Tout le monde aime les nuages), de l’amitié virile guerrière un peu trouble sur les bords, une jeune fille candide. Et un avion fusée et un avion à réaction. Et des roquettes à la fin.

J’arrête là sinon ça sera même plus la peine de jouer.

Et pour jouer faut cliquer ici : télécharger Reinhardt Reinhardt !

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2 réflexions sur “Reinhardt Reinhardt est fini ! (faut tester quand même)

  1. Coucou !

    Bon, autant l’annoncer tout de suite, je ne suis pas arrivé jusqu’au bout du jeu. Du coup, ce « compte-rendu de test » sera moins fourni qu’Hebrios.

    J’ai eu le même problème technique qu’avec Hebrios : impossible à installer sur Windows 8, donc installation et test sur mon vieil XP. Et également : même problème de sauvegarde qui échoue au tout premier lancement.

    Mais le véritable drame, c’est que c’est super super lent. Il n’y avait pas du tout ce problème sur Hebrios. C’est peut-être à cause du scrolling vertical, du trop grand nombre d’objets volumineux (nuages, champs de blé, …) ou du son de moteur joué en continu. Même sans aucun ennemi à l’écran, sans bouger, sans tirer et sans le texte de début de niveau, c’est lent. Étrangement, ça devient un peu plus rapide après quelques minutes de jeu, sans qu’on sache en déterminer la raison.

    Il doit y avoir un souci de performance. Soit c’est Game Maker qui est mal fichu, soit c’est ton jeu qui n’est pas optimisé. Au premier niveau, le temps que mon avion aille d’un bord à l’autre de l’écran, j’ai eu le temps de prendre ma bière, d’en boire deux grandes gorgées et de la reposer tranquillement, le tout avec le doigt sur la touche « flèche de droite ». Voilà une mesure de benchmark des plus précises !

    Et donc, à cause de cette lenteur, je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout. Je suis allé jusqu’à la cut-scene où il faut partir à la poursuite de « Rudolph Heiss » ou quelqu’un comme ça. (Le mec qui veut aller chez les anglais pour se rendre).

    Il y a également un autre gros souci technique : le menu principal ne s’affiche pas toujours correctement. C’est peut-être à cause de mon PC (un mini-Asus) qui a une proportion d’écran un peu bâtarde : ni du 4/3, ni du 16/9. Bref, quand j’appuie sur Echap, le menu s’affiche à côté. (http://i.imgur.com/cP2qYpq.png). Quand j’utilise l’option de Windows pour réorganiser les fenêtres, le menu s’affiche à un autre « à côté » (http://i.imgur.com/eB00ba4.png). Quand le PC se met en veille, ça met le bazar aussi. Et les menus de cut-scenes étaient parfois également coupés sur la droite, je ne pouvais pas toujour lire la fin des phrases. Ça aide pas pour se mettre dans l’ambiance et comprendre les tourments intérieurs de notre héros ! (Ceci dit je me taperais bien Olga).

    J’aurais donc un conseil à te donner concernant tous ces soucis techniques. Sera-il de te dire d’arrêter de faire du Game Maker ? Non. J’ai lu ta réponse à mon commentaire précédent, et je peux comprendre ton choix de rester avec ce … machin. Non, mon conseil ce serait d’essayer de te « sociabiliser » avec les autres utilisateurs de Game Maker. Il doit y avoir des wikis, des forums, des sites de questions-réponses genre stack-overflow, etc. Certains d’eux sont peut-être même en français. Essaye de voir si d’autres personnes ont rencontré les mêmes problèmes que toi.

    Une autre suggestion concernant la sociablilisation : ce serait bien de mettre à disposition les ressources du jeu (code source, fichiers de Game Maker, images, sons, …). Je ne pense pas que ce soit une « propriété intellectuelle » cruciale pour toi. À priori, ça ne devrait pas te déranger de jeter le tout en pâture à l’internet. (Met une licence CC-quelquechose si tu veux bien cadrer la réutilisation de tes créations). Avec un peu de chances, il y aura d’autres utilisateurs de Game Maker qui regarderont ton jeu et comprendront d’où viennent les bizarreries techniques.

    Et puis c’est toujours bien de partager ses créations jusqu’au bout. On a l’air classe et distingué.

    Maintenant parlons un peu des problèmes moins graves.

    Le son de la mitrailleuse est déroutant. J’appuie une fois et j’entends « tatatatatatata » alors que je devrais juste entendre « tata ». Ça fait vraiment bizarre quand on a dû appuyer quelques secondes le temps de dégommer un avion. On continue d’entendre le son alors qu’on ne tire plus. On finit par ne plus savoir où on en est (la lenteur, et donc le temps de réaction, n’aidant pas).

    Les tirs avec une probabilité de toucher, c’est une bonne idée, mais mal dosée. Si j’ai bien compris, d’après ce que tu expliques dans l’un de tes articles, tous les avions ont un seul point de vie, mais des probabilités d’exploser différentes. Il faudrait beaucoup moins d’aléatoire. Là c’est très frustrant de s’exciter plusieurs secondes sur un avion, puis d’exploser le suivant dès les premiers tirs. On a vraiment l’impression de ne rien contrôler et d’être à la merci du bon vouloir du jeu.

    L’aléatoire, c’est bien à petites doses, pour ajouter un peu de stress, et pour faire ressentir la difficulté de viser les avions (j’imagine que c’était difficile, il se trouve que je n’ai jamais piloté d’avion de guerre en vrai). Mais faut pas que ce soit totalement aléatoire. Donc : des probabilités plus grandes, et des avions avec plus ou moins de points de vie. Je reconnais que c’est chiant parce qu’il faut ajouter ces fameuses « variables », modifier leur valeur au bon moment, coder le comportement qui leur est associé, etc. Mais bon, tu dois savoir faire ça maintenant ?

    Il me vient d’ailleurs une idée cool à ce sujet : augmenter la probabilité de toucher si on tire de plus près. C’est plus réaliste, et en plus ça offre au joueur deux manières différentes de jouer : le prudent qui tire de loin et gaspillera beaucoup de munitions, le téméraire qui se rapprochera des ennemis au risque de se faire toucher ou exploser. Et pour ça, il faudra, devine quoi ? Encore des variables ! Chaque balle tirée possède une variable « ancienneté » qui augmente petit à petit. Lorsque la balle touche un ennemi, on applique un coefficient à la probabilité de toucher initiale, en fonction de cette ancienneté.

    Durant les scènes de dialogue, j’avais pas compris qu’on pouvait choisir ce qu’on veut dire en sélectionnant l’un des textes. Dans toutes les scènes que j’ai vu, il m’a semblé qu’il n’y avait qu’un seul choix possible. Soit je ne suis pas allé assez loin dans le jeu, soit les autres choix étaient coupés par le menu mal placé. Et donc, l’impression que j’ai eu, c’est que les autres parlaient en couleur blanche, et moi en couleur rouge, ce qui faisaient vraiment bizarre. (On dirait que le héros crie plus fort que les autres).

    C’est un petit souci qu’il y a dans un peu tous tes menus (Hebrios compris) : des fois il faut juste appuyer sur une touche pour continuer, des fois il faut cliquer sur un bouton qui ressemble à du simple texte et pas du tout à un bouton. C’est vraiment pas clair. Pour les menus simples (pas de choix, il faut juste passer à l’écran suivant), il faut réagir à la première chose qui vient (appui de touche, clic n’importe où dans l’écran). Pour les menus à choix, il faut indiquer un minimun là où on peut cliquer : un petit cadre autour de chaque choix, ou un fond vaguement gris-foncé. Ça diminuera peut-être l’immersion dans ton univers personnel noir en blanc, mais au moins ce sera plus clair.

    Et sinon, j’ai pas compris le jeu de mot « les joncs qu’on dort ». Mais c’est pas grave.

    Il me reste un dernier souci technique à mentionner, particulièrement gênant, mais t’y es pour rien. Certains appuis de touches ne sont pas tous pris en compte simultanément. Quand on appuie à la fois sur les flèches du bas, de gauchee et sur espace, seules deux touches sur trois sont prises en compte (les deux premières qui ont été appuyées). On ne peut pas se déplacer en diagonale bas-gauche tout en tirant !

    Tu ne peux pas régler ce problème, ça vient du clavier lui-même qui est pourri. Ça le fait avec absolument tous les jeux, tous les logiciels et tous les systèmes. Certains claviers n’ont pas ce défaut, mais c’est rare, et la plupart des claviers de portables l’ont. C’est une histoire à la con de « keyboard matrix », c’est particulièrement énervant, d’autant plus que les constructeurs n’indiquent jamais clairement si leur clavier est merdique ou pas. Et évidemment ce problème survient principalement avec les touches utilisées à outrance dans les jeux vidéos : les flèches, espace, shift, Ctrl, Alt, … C’est pour ça que dans mon jeu Blarg, les touches par défaut pour tirer et recharger sont des lettres : « E » et « R ». Il n’y a pas ce défaut avec les lettres (en tout cas pas ces lettres-là).

    Bref, comme on peut pas botter le cul à tous ces connards de constructeurs de claviers et leur faire bouffer leurs matrix pourrie, faut trouver une autre solution. Le plus simple, c’est d’autoriser deux touches différentes pour le tir : Espace parce que c’est la convention et qu’elle va bien pour les gens ayant un clavier correct, et une lettre quelconque pour les autres. Le mieux ce serait d’avoir carrément un menu pour configurer les touches, mais là ça va un peu loin et je comprendrais que tu ne veuilles pas gaspiller un temps trop rare pour ce genre d’ajout superficiel.

    À propos du jeu en lui-même : j’ai globalement bien aimé, mais j’ai eu moins envie d’aller jusqu’au bout qu’avec Hebrios. Pour les raisons techniques évoquées plus haut, et peut-être aussi pour des préférences personnelles : l’alcool, ça me parle plus que les nazis (cette phrase est vraiment bizarre). De plus, je savais que peu de nouveautés m’attendaient d’un niveau à l’autre : un éventuel nouvel avion et un bout d’histoire. Alors que dans Hebrios, c’est un petit univers différent à chaque nouveau niveau, d’autres décors, des énigmes inconnues à résoudre, etc.

    J’ai vu que tu avais fait l’effort d’avoir des avions ennemis qui se distinguent bien entre eux. Malgré tout, il y en a certains que je n’arrivais pas à différencier. À je-ne-sais-plus-quel-niveau, il y a des bombardiers qui tirent dans ta direction et des avions normaux. Les deux sont assez sombres, je m’y suis un peu perdu. Et le fait quel les avions aient tous plus ou moins le même comportement (avancer et tirer), ça n’aide pas.

    Voilà pour Reinhardt Reinhardt. Dans tous les cas je te souhaite bon courage pour la création de jeux et pour les choses de la vraie vie. Je sais ce que c’est, je ressens plus où moins la même frustration que toi : ne jamais avoir assez de temps pour se consacrer à ce qu’on aime faire. Je suis donc de tout cœur avec toi, et à bientôt pour un dernier compte-rendu sur Apocalypse X4, qui sera très très court, d’abord parce que le jeu n’est pas fini et ensuite parce que tester seul un jeu qui se joue à 4, c’est intrinsèquement bof.

    Réchèr

    J'aime

    1. Coucou !

      C’est horrible, je viens de faire une réponse détaillée qui m’a été volée par mon navigateur. Donc je vais recommencer, mais peut être que je ne vais pas refaire aussi détaillé tant je suis mentalement détruit 😉

      Le jeu est effectivement très lent, surtout au début. Ta mesure de gorgées de bière ne me semble pas excessive, c’est le tarif je pense, j’avais cru bon de faire débuter le joueur avec un avion visiblement très pourri, c’était un mauvais choix.

      Après pour les questions d’optimisation de ratio j’ai aussi été assez mauvais, j’aurais dû peut-être faire un jeu fenêtré avec des proportions fixes histoire que rien ne bouge 😀

      Je sociabilise, Réchèr, même si c’est sur des forums francophones, et je sais que la collaboration c’est le bien (enfin, ça dépend des contextes :D), mais bon, des fois entre le moment où tu exposes un problème et le moment où tu l’as résolu grâce à un tiers j’ai parfois l’impression que tu aurais eu le temps de progresser 10 fois plus tout seul dans un autre domaine. Peut-être que j’ai du mal à me faire comprendre aussi, je sais pas.

      Pareil pour le partage des ressources, c’est simplement que ça me paraissait pas super utile et que je suis fainéant, mais quand on me demande je partage de bon cœur. En fait je n’ai aucune espèce de jalousie par rapport à ce que je produis, je me sers moi-même généreusement dans le web et j’ai conscience de ne pas produire des trucs particulièrement rare et précieux 😀 Mais pour moi le jeu vidéo ça a longtemps été que des idées et des documents word, voire bricoler avec des gens, alors là je découvre beaucoup de choses, il me manque plein de réflexes.

      Ton idée pour les balles est excellente et simple à mettre en pratique, j’aurais pu le faire mais je n’ai pas eu l’idée.

      Pour « les joncs qu’on dore » c’est une allusion à la légion Condor, une unité aérienne allemande qui a vaillamment massacré des civils espagnols en 1936 ou 37 pour se faire la main avant la seconde guerre mondiale. Le jeu de mot repose aussi sur le climat ensoleillé et le goût des allemands pour le naturisme. C’est un jeu de mot très riche et très subtil, maintenant tu peux rire à gorge déployée.

      Voilà voilà, sinon la mission avec Rudolf Hess repose sur un épisode historique, c’est un haut cadre du parti nazi qui est parti tout seul en avion en 1941 pour proposer aux anglais de faire la paix, il trouvait cette idée géniale et pensait probablement avoir droit à des félicitations vu qu’il allait réussir. Il a raté, tout le monde savait qu’il ne pouvait pas réussir sauf lui, et il est resté en taule jusque dans les années 80, quand il a fini par mourir.

      Merci pour ton long commentaire détaillé, auquel je ne répond pas de manière aussi aboutie que je devrais. J’espère pouvoir te présenter d’ici quelques mois un jeu qui te fera penser que j’ai progressé 😉

      bisou

      J'aime

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