Gens de Clampin (1)

Si dans un premier temps j’ai enjambé les obstacles pour essayer d’aller vite à l’essentiel, j’ai depuis revu ma stratégie. Certes j’ai pu arriver rapidement au stade où j’en suis, un bonhomme qui se promène avec plein de petits trucs animés (ou pas) autour, mais je reste trèèèès loin de l’objectif final, qui va me demander beaucoup de travail et d’application, sans parler d’un bon stock de connaissances. Rien que pour les dialogues par exemple, je pense que faire un bon système va me prendre des mois. Sans compter les combats, l’inventaire, tout ça. Donc j’ai repris mon livre depuis le début et décidé de me taper tous les exercices consciencieusement. Je vais faire tous les petits jeux un à un, essayer d’intégrer progressivement tout ce qu’il faut. Reculer tout au fond pour bien sauter.

D’ailleurs c’est pas une mauvaise chose de reprendre de cette façon, puisque je me suis rendu compte que je me jetais sur la réalisation de trucs sans les avoir vraiment pensé et planifier. Du genre je ne fais pas un cochon parce que j’en ai besoin dans le jeu mais j’ai l’idée de faire un cochon, je le fais et après je lui cherche un rôle. En même temps c’est une démarche qui a son intérêt, et ça n’est pas si problématique de caser un cochon. Et il y a plein d’éléments de décor dont on n’a même pas besoin de penser la raison d’être. Du genre ça :

tonneau_pttou ça :

charett

ce sont des trucs qui vont toujours servir. Donc pour prendre mon mal en patience je dessine des objets, forcément c’est du travail utile, et qui sait je vais peut-être progresser (je ne fais pas trop d’efforts pour ceci dit).

Sinon j’essaie de trouver de bonnes histoires pour le début du jeu, ce qui est finalement pas facile et assez intimidant. En fait c’est plus dur que de critiquer les autres, sans trop de surprise. Il faut dire qu’en matière de quêtes pas mal de choses ont été explorées tout de même, et comme je tiens à faire des choses un peu rationnelles ça restreint le champ des possibles.

Bref une piste que j’explore pour l’instant c’est une histoire d’épidémie qui touche le village, dont les premières victimes seraient les cochons mais qui pourrait toucher les gens. Il s’agit de la fureur porcine. Gontran, un vieillard un peu gâteux, serait placé en quarantaine, mais il y aurait peut-être une erreur de diagnostic, les clampinois étant ignares ils confondraient avec la peste gratteuse.

gontran

Comme rien ne vaut les bonnes vieilles recettes on aurait aussi une de ces horribles quêtes « va chercher » en début de partie. En l’occurrence aller chercher des champignons pour la vieille ci-dessous. Elle s’appelle Glantine, c’est la matrone du village et elle est méchante comme la peste gratteuse (je prévois des dialogues extrêmement cruels pour Jojo). Evidemment la quête ne se résumerait pas à aller chercher des champignons, il y aurait un imprévu sur le chemin.

glantine1

Et pour finir mon chouchou, celui dont j’ai fait le sprite animé sans trop savoir ce que je faisais (d’ailleurs ça se voit) : LE PERE BOULARD. Le père Boulard est un misanthrope qui vit à l’écart de Clampin. C’est le seul éleveur du coin, le village dépend donc de lui et de ses cochons. Il y a un secret qui le lie à Jojo par le biais de ses bêtes. Une manière d’évoquer subtilement le sujet de la misère sexuelle dans les campagnes.

Epidémies, déréliction sociale, Extrêmement Chevaleresque n’aura pas peur d’aborder les vrais grands sujets de notre temps. J’aborderai peut-être le mariage homosexuel, mais plus tard, le jeu commence dans un endroit bien trop primitif pour ça. Clampin sur Veuline n’est pas « gay friendly », d’ailleurs Clampin n’est pas friendly du tout.

Pour en revenir au père Boulard il y aura une surprise. Comme tout misanthrope je lui donnerai une autre couleur, on n’est pas tout blanc ou tout noir, hein, il faut du paradoxe et de la subtilité. Comme dans un film de Clint Eastwood où il a l’air d’un gros con au début mais en fait c’est plus compliqué. Boulard sera misanthrope MAIS aussi psychopathe.

boulard

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2 réflexions sur “Gens de Clampin (1)

  1. Ha ben si t’as pas regardé le film Calvaire en tous cas t’es bien raccord avec le père Boulard… Franchement ce film est aussi difficile à regarder qu’il est excellent, Nahon et Berroyer sont fabuleux, puisses-tu y puiser l’inspiration pour Extrêmement Chevaleresque ! Ton histoire de fureur porcine, avec tout le côté épidémie qui fait ressortir la cruauté du monde, ça me fait penser à un film que j’avais bien aimé qui s’appelle Black Death. Si t’arrives à voir ça, c’est pas banal contrairement à ce que peut laisser penser le – prudent – synopsis.

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    1. Ah oui, Black Death tu m’en avais parlé et je voulais le voir. Il passait à la télé il y a quelques semaines mais ça devait être un soir où les mômes étaient pas d’accord pour qu’on regarde un film tranquillou. :S

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